La France garde son titre de premier marché européen de la pompe à chaleur air/eau. Pour être précis, le marché hexagonal a représenté l’an dernier 27 % du volume total des PAC air/eau vendues en Europe, indique François Deroche, fraîchement élu à la tête de l’AFPAC. Tous les signaux sont au vert en 2021 et bien au-delà…

La France reste le premier marché européen de la pompe à chaleur air/eau. Pour être précis, le marché hexagonal a représenté l’an dernier 27 % du volume total des PAC air/eau vendues en Europe, indique François Deroche, le tout nouveau président de l’AFPAC, Association française de la pompe à chaleur (voir information plus haut). Pour être encore plus précis, il s’est vendu en 2020 environ 175 000 PAC air/eau dans l’Hexagone, un chiffre dévoilé début février, en grande stabilité par rapport à l’année précédente – covid oblige – après une croissance fulgurante de + 84 % en 2019. «Malgré la crise sanitaire, nous avons consolidé nos ventes en 2020», poursuit François Deroche, qui prédit une année 2021 «prometteuse». Tous les signaux sont en effet au vert, et bien au-delà de 2021 d’ailleurs. Dans le neuf, l’avenir de la PAC est assuré : elle se taille la part du lion dans la RE 2020 qui entrera en application dès janvier prochain. En rénovation, qui est désormais son terrain de prédilection, les dispositifs en place (Coup de pouce et MaPrimeRenov) ont véritablement dopé le marché. Eric Bataille, le président sortant, annonce le chiffre de 100 000 PAC réalisées en 2020 grâce à ces dispositifs. Dans le détail, depuis le début de l’opération Coup de pouce en 2019, plus de 200 000 chaudières ont été remplacées par des pompes à chaleur air/eau, dont 150 000 fonctionnaient au fioul, les autres au gaz et au charbon. «La très grande majorité des chaudières fioul sont remplacées par des pompes à chaleur», se réjouit Eric Bataille qui, constatant un abaissement des puissances et des niveaux de température mis en œuvre, y voit le signe de la maturité de la filière. Le segment des appareils de 6 à 10 kW a progressé de + 9 % l’an dernier, tandis que celui des machines de puissance supérieure à 10 kW, le plus important en termes de part de marché (53 %), fléchit légèrement à – 1 %. Ce segment avait quasiment triplé l’an dernier. Du côté des températures, on assiste à une poussée des PAC de 55 à 65 °C (93 000 unités, + 21 %), tandis que les modèles de plus de 65 °C sont en chute (- 23 %). «Cela prouve que les acteurs de la filière ont atteint une maturité dans le dimensionnement des PAC, en déduit François Deroche. «De plus, de nombreuses maisons anciennes ont fait l’objet de travaux d’isolation ce qui a permis de baisser la puissance à mettre en œuvre».
(Article complet dans la prochaine édition de l'Installateur)
(photo : J Le Cozannet)