L’UMGCCP «adhère totalement» à cette charte d’engagement portant sur les travaux de rénovation énergétique. Teksial adresse par ailleurs 4 propositions aux pouvoirs publics visant à massifier la rénovation "multi-travaux".

La société Teksial accompagne particuliers, entreprises et collectivités locales dans leur projet de rénovation énergétique, étant à la fois délégataire CEE (Certificats d'économies d'énergie) et mandataire de l’Anah pour MaPrimeRénov. Elle vient de sortir une charte d’engagement pour les professionnels du bâtiment réalisant des travaux de rénovation énergétique. Cette charte est validée par l’UMGCCP (Union des métiers du génie climatique, de la couverture et de la plomberie). Elle pourrait devenir une charte professionnelle et a vocation à être portée par l’ensemble de la profession. «Cette charte est une première dans le domaine des CEE. Elle est associée à toute une série de contrôles. Il y aura obligatoirement entre 5 et 15 % des chantiers contrôlés sur site pour vérifier que les règles de l’art ont bien été respectées. Nous avons la volonté d’aller au-delà en faisant en plus des contrôles aléatoires. Les premiers chantiers réalisés par les artisans qui nous rejoignent seront aussi contrôlés», explique Jean-Dominique Masseron, directeur réglementaire chez Teksial. En revanche, les entreprises ne seront pas notées par leurs clients.
Voici un aperçu de cette charte de 5 pages, qui comprend des engagements sur 8 sujets :
Favoriser la rénovation multi-travaux
Par ailleurs, Teksial adresse aux pouvoirs publics 4 propositions visant à éviter que de nombreux Français soient exclus de la rénovation "multi-travaux" :
Ces propositions interviennent alors que le Sénat étudiera la semaine prochaine le titre «Se Loger» du projet de loi Climat et résilience. Celui-ci indique qu’une «rénovation performante» doit atteindre une classe énergétique C, ou à défaut porter sur 6 travaux. Or, d’après les calculs de Teksial, les rénovations comprenant 6 travaux sont très chères, trop chères pour de nombreux Français : 18 % d’entre eux ne disposent d’aucun budget pour leurs travaux de rénovation et 48 % de moins de 1000 euros, indique la société. D’après ses estimations, dans le cas d’une maison de 100 m2 classée F et habitée par 4 personnes, les 6 travaux (1) coûteraient 56 000 euros HT et permettraient d’atteindre une étiquette B (avec des économies d’énergies de 74 %). Le reste à charge serait de 40 500 euros HT pour une famille modeste, de 36 600 euros HT pour une famille intermédiaire et de 41 100 euros HT pour une famille aisée. On note que le reste à charge est particulièrement élevé pour la famille modeste (éligible à l’aide Habiter Mieux).
1) isolation des murs ITE, des planchers bas, de la toiture, remplacement de fenêtres, installation VMC, installation d’une PAC.