D’après les chiffres communiqués par l’ACR, syndicat des automatismes du génie climatique et de la régulation, le marché de la régulation des équipements de génie climatique est resté orienté à la hausse en 2025, malgré un net recul du bâtiment. Porté par la rénovation et les exigences réglementaires, le segment affiche une progression mesurée, avec des dynamiques contrastées selon les technologies.

En 2025, le marché français de la régulation des équipements de génie climatique atteint 218,5 M€, en progression de +1,9 %. Dans le détail, la partie chauffage (individuel et collectif) s’établit à 120,2 M€ (+2,9 %), tandis que la ventilation et climatisation représente 98,3 M€ (+0,8 %).
Une performance modeste mais notable dans un contexte dégradé. « Le marché du neuf ne porte plus le secteur, on est clairement sur une dynamique tirée par la rénovation », souligne Florent Trochu, directeur général de l'ACR. Une tendance qui s’inscrit dans un basculement plus large du bâtiment, désormais centré sur l’optimisation de l’existant.
Des évolutions technologiques marquées sur le terrain
Côté équipements, plusieurs tendances se dégagent clairement :
Les solutions d’équilibrage hydraulique progressent nettement (+5,7 %), tirées notamment par les vannes indépendantes de pression.
Forte accélération des actionneurs de vannes motorisées 0-10 V (+35 %), signe d’une montée en puissance de la régulation fine.
Les thermostats programmables poursuivent leur progression (+3,3 %).
À l’inverse, les robinets thermostatiques reculent (-3,5 %), pénalisés par la crise du neuf.
Des évolutions qui traduisent un recentrage du marché sur les usages essentiels. « On constate un focus très clair sur la régulation des systèmes CVC, là où se concentrent les gains les plus immédiats », précise le directeur général du syndicat.
Enfin, la montée en puissance des solutions communicantes s’inscrit dans une logique plus globale de performance. « L’objectif, c’est de réduire l’écart entre ce qui est conçu, installé et réellement exploité sur le terrain », insiste-t-il.