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MaPrimeRénov’ : mais quel pataquès !

22 JANVIER 2025 - L'installateur

Diminution des aides (ou pas), exclusion possible des rénovations par geste : la classe politique et la Capeb s’agitent autour de MaPrimeRénov’.

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Rebondissements et coup de théâtre : MaPrimeRénov’ ressemble à un mauvais feuilleton. Voici un résumé des derniers épisodes :

  • Samedi 18 janvier : Un article du Parisien dévoile deux informations. D’une part, le budget de MaPrimeRénov’ pourrait être raboté de 700 millions pour atteindre 1,6 milliard d’euros. D’autre part, MaPrimeRénov’ pourrait être réservé aux rénovations d’ampleur cumulant plusieurs gestes. Les monogestes, eux, seraient majoritairement financés par les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE).
  • Lundi 20 janvier : Le gouvernement présente un amendement au projet de loi de finances 2025. Il porte sur une diminution du budget MaPrimerénov’ à hauteur de 234 M€ en autorisation d’engagement et 534 M€ en crédit de paiement. Il n’évoque pas de rapprochement entre les Certificats d’Économie d’Énergie et MaPrimeRénov’.
  • Mardi 21 janvier matin : La Capeb indique ne pas avoir consultée au sujet de ce rapprochement entre les Certificats d’Économie d’Énergie et MaPrimeRénov’. Elle s’y oppose.
  • Mardi 21 janvier soir : Le Sénat rejette l’amendement du gouvernement et adopte au contraire un amendement visant à augmenter le budget alloué à MaPrimeRénov’ de 50 millions d’euros. Les sénateurs ont apparemment été convaincus par les arguments de la sénatrice de la Nièvre, Nadia Sollogoub : «Avec l’accélération du dérèglement climatique, les périodes de fortes chaleurs connues ces dernières années devraient malheureusement s’intensifier et toucher des territoires jusqu’ici peu concernés, comme le Nord et l’Est de la France. 21 millions de logements pourraient être exposés à plus de 20 jours de vagues de chaleur dès 2030, contre 9,4 millions actuellement. Or, la grande majorité du parc immobilier n’est pas adaptée à ces températures élevées, transformant de nombreux logements en bouilloires thermiques durant l’été. Selon une récente étude, 9 logements sur 10 ne sont ainsi pas adaptés au sens de l’indicateur confort d’été du DPE, et 70 % des Français déclarent souffrir de la chaleur dans leur logement (…). Entre 2014 et 2020, la chaleur excessive a entrainé une surmortalité de 33 000 décès d’après Santé Publique France. Il est donc urgent d’adapter les logements, comme l’ont récemment souligné de nombreux acteurs tels que la Cour des comptes, le Haut Conseil pour le Climat, et la Fondation Abbé Pierre.»

Cette même sénatrice a aussi interpellé Valérie Létard, ministre chargée du logement, au sujet la diminution de 30 % des aides MaPrimeRénov’ destinées aux appareils de chauffage au bois, un chauffage moins cher et «extrêmement vertueux» selon elle. Réponse de l’intéressée : «Des tensions sur la ressource biomasse sont prévues dès 2030 (…)  La baisse des barèmes MPR pour les équipements biomasse, de – 30 % en moyenne, s’inscrit dans un contexte de nécessaire maîtrise de la dépense publique tout en permettant de maintenir l’accès aux équipements. Le bois de chauffage bénéficie également d’un taux de TVA réduit à 5,5 %.»

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