Avec son appel de la dernière chance, la Capeb espère modifier la réforme des aides à la rénovation énergétique.

Début décembre, la Capeb a lancé au gouvernement un appel de la dernière chance concernant MaPrimeRénov’. L’objectif étant de s’opposer à la réforme des aides à la rénovation énergétique, prévue au 1er janvier. Depuis, la profession a obtenu satisfaction sur un point : les rénovations d’ampleur ne seront obligatoires pour les passoires thermiques (maisons classées F et G au sens du DPE) qu’à partir du 1er juillet 2024, et non à partir du 1er janvier, comme prévu initialement. La Capeb redoute en effet que ces rénovations d’ampleur ne concernent qu’un nombre réduit de ménages, à cause du reste à charge d’une part et de la difficulté à intervenir en site occupé d’autre part. «En privilégiant trop fortement les rénovations globales sans prise en compte d’un réel parcours de travaux, la réforme de MaPrimeRénov’ exclut de fait les petits chantiers alors que ce sont précisément la multiplication de ces petits chantiers qui permettra la massification des travaux de rénovation que nous appelons tous de nos vœux», argumente-t-elle.
Voici, selon la Capeb, les autres défauts de la réforme à venir :
«La Capeb en appelle à la responsabilité de la Première ministre pour ne pas laisser cette réforme entrer en vigueur au 1er janvier prochain sans en avoir corrigé toutes ses failles. Leurs conséquences seraient trop graves pour les particuliers ainsi que pour les 622 000 entreprises artisanales du bâtiment ! J’invite tous les acteurs de la rénovation énergétique à se joindre à notre appel pour éviter le pire pendant qu’il en est encore temps !», exhorte Jean-Christophe Repon, président de la Capeb.