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Librafluides Concept : pour des retours d’information en rénovation

13 MARS 2018

Créée en 2017 par des salariés du bureau d’études Enera Conseil, la start-up Librafluides Concept a remporté le prix de la start-up sur Enerjmeeting. Elle propose la mise en place de capteurs connectés et de solutions logicielles à coûts maîtrisés pour une meilleure gestion des installations climatiques dans les bâtiments.

la start-up Librafluides Concept a remporté le prix de la start-up sur Enerjmeeting

« Nous avons fait de la rénovation des logements notre cheval de bataille, annonce Joséphine Ledoux, directrice et co-fondatrice du bureau d’études Enera Conseil, et nous constatons qu’il est très compliqué d’obtenir des informations sur les installations climatiques, même des données simples comme la température dans le bâtiment, dans les réseaux ou les consommations. » De là est née Librafluides Concept, récompensée par le prix Start-up lors d’Enerjmeeting, le 8 mars dernier. « Dans de l’existant, c’est difficile d’installer des systèmes de type GTB. Et bien souvent, quand un tel système est mis en place, il n’est pas utilisé car trop complexe. » Les ingénieurs d’Enera Conseil ont dans un premier temps essayé de trouver sur le marché un système très simple, peu onéreux, qui permettrait aux copropriétés d’instrumenter leurs installations. « Nous ne l’avons pas trouvé, alors nous l’avons inventé ! »

En début d’année 2017, une « petite révolution » a eu lieu dans le domaine des nouvelles technologies. Passée inaperçue pour les néophytes, elle a permis à Librafluides Concept de voir le jour : « il s’agit du (re)démarrage de réseaux informatiques longues ondes, commercialisés via des protocoles comme LoRa et Sigfox ». La particularité de ces réseaux ? Des ondes radios qui n’ont pas été utilisées depuis longtemps, ne nécessitant pas de connexion Internet et, de fait, pouvant être déployées même dans des locaux techniques en sous-sol. En outre, le territoire est bien couvert par ces réseaux et, comme il s’agit de bas débit, ils consomment très peu. « Un capteur avec une pile peut durer de 7 à 10 ans parce qu’on envoie une information basique, pesant à peine quelques octets, mais qui permet une grande autonomie de ces objets connectés. »

 

Entre 7 à 15 % d’économie sur facture d’énergie

Les capteurs envoient à une plateforme Web, Semlink, des données simples, donc, portant sur la température, le comptage ou des relevés d’impulsion qui offrent un premier niveau d’information sur l’état des installations. Via un abonnement annuel, l’exploitant est alerté en temps réel, via un mail ou un SMS, si l’installation présente une défaillance : panne, température de consigne dépassée ou consommation excessive. « Via un algorithme qui va faire une moyenne de toutes les températures relevées dans le bâtiment, et grâce à un petit module placé en chaufferie, on va pouvoir effectuer une régulation sur la température intérieure et non plus sur la température extérieure, ce qui représente un potentiel d’économies d’énergie. » Rapide à mettre en œuvre, pour un coût inférieur à des solutions plus classiques, ce concept permettrait ainsi de réaliser entre 7 à 15 % d’économie sur facture d’énergie dans des bâtiments d’habitation à chauffage collectif. Outre des immeubles de logements déjà « semlinkés », l’équipement de 37 collèges est prévu en 2018.

 

A lire également dans l'édition de mars de Chaud Froid Performance, l'entretien du mois avec Joséphine Ledoux directrice d’Enera Conseil  : « Les bureaux d’études sont les acteurs incontournables de la rénovation énergétique ».

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