Un projet d’arrêté et de décret venant modifier le dispositif d’aide à la rénovation énergétique vient supprimer la quasi-totalité des travaux par monogeste, dont une grande partie dédiée au chauffage, que couvrait MaPrimeRénov’.

Les organisations professionnelles, et la Capeb en tête, le redoutaient. Le retour des vacances d’été devrait signer la fin de la plupart des travaux de monogeste pris en compte par MaPrimeRénov’. Selon un projet d’arrêté et de décret dévoilé dans la presse, le gouvernement souhaite supprimer du dispositif dès le 1er septembre :
Bientôt MaPrimeRéPac ?
Reste donc couverts par MaPrimeRénov’ monogeste, les travaux d’installation d’une pompe à chaleur, autre qu'air/air, dont la finalité est la production de chauffage ou la production de chauffage et d’eau chaude sanitaire, soit des Pac géothermiques ou solarothermiques, ainsi que l'échangeur de chaleur souterrain associé, et des pompes à chaleur air/eau, les équipements, ou droits et frais de raccordement à un réseau de chaleur ou de froid, alimenté majoritairement par des énergies renouvelables ou de récupération ainsi que la dépose d'une cuve à fioul ainsi que la réalisation, en dehors des cas où la réglementation le rend obligatoire, d'un audit énergétique.
« Un scandale climatique » selon la Capeb
Le projet de texte prévoit également la prolongation de l’accès au parcours « par geste » pour les logements F et G en France métropolitaine, jusqu’au 31 décembre 2027, pour les gestes de travaux restants et le report au 1er janvier 2028 de l’obligation de fournir un DPE pour ces gestes de travaux restants.
« Je trouve cette annonce uniquement budgétaire. Elle n'est pas dans l'intérêt des Français. C'est un scandale climatique » a déclaré Jean-Christophe Repon, président de la Capeb. Interrogé sur France Info lundi 29 juin, le patron des artisans a assuré essayer de convaincre le gouvernement « de revoir l'enveloppe d'accompagnement MaPrimeRénov’ peut-être à la baisse, la répartir grâce à des gestes individuels et ainsi amener les Français à rénover sur la durée. »