Sept ans après leur première tentative, les couvreurs-zingueurs parisiens décrochent leur inscription au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Une consécration pour une profession qui oeuvre à la sauvegarde des toits parisiens, un patrimoine mondialement connu indissociable de l'image de la capitale.

Cette fois-ci c’est la bonne. Après deux tentatives malheureuses, le savoir-faire des couvreurs parisiens obtient une reconnaissance internationale. En 2022, ils s’étaient fait coiffer sur le poteau par la baguette parisienne qui, il est vrai, ne manquait pas non plus d’arguments. Réuni à Asuncion au Paraguay, le Comité intergouvernemental pour la
sauvegarde du Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco a inscrit mercredi 4 décembre « Les savoir-faire des couvreurs zingueurs parisiens et des ornemanistes » sur la liste indicative du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Une reconnaissance pour des métiers qui œuvrent à la sauvegarde des toits parisiens, gardiens d’un patrimoine historique et architectural mondialement connu, indissociable de l’image de la capitale. « Cette reconnaissance par l’Unesco est une grande fierté pour l’ensemble des couvreurs zingueurs parisiens et des ornemanistes qui vivent leur métier avec passion et avec l’exigence d’un travail fait dans les règles de l’art. Si les toits de Paris sont uniques et iconiques, c’est grâce aux savoir-faire des artisans, un art aujourd’hui internationalement reconnu. Cette inscription à l’UNESCO va permettre de mettre en lumière ces métiers d’art français et surtout, de susciter des vocations car il manque actuellement plus de 500 jeunes couvreurs formés à Paris et des milliers dans toute la France. » se félicite Edouard Bastien, président du GCCP, le syndicat parisien des entreprises de génie climatique et de couverture plomberie, qui a porté cette candidature, appuyé par le ministère de la Culture et un important comité de soutien.
Le patrimoine culturel immatériel de l’Unesco désigne les pratiques, connaissances ou encore savoir-faire transmis de génération en génération.
(Photo Gérard Mermet)
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