C’est une véritable chasse à l’homme que lance le Synasav au travers de son opération « Energy Makers » qui démarre ce mois de mars. Chasse à l’homme, ou plutôt aux talents, ou peut-être plus simplement aux bonnes volontés désireuses de s’épanouir dans un métier d’avenir, mais méconnu, celui de technicien de maintenance.
Pour donner de la visibilité à ce métier qui en manque cruellement, le syndicat a choisi d’aller là où se trouvent les jeunes : sur les réseaux sociaux ! Sous la marque « Energy Makers by Synasav», des vidéos, mais aussi des témoignages seront diffusés pour tenter de susciter des vocations, en apportant une image moderne du métier. Pour Roland Bouquet, président du Synasav, la crise des vocations n’est pas liée à un désintérêt des jeunes pour le métier mais bien à l’absence de connaissance qu’ils en ont. «Nous souffrons d’une invisibilité abyssale de la filière dans l’espace vécu des jeunes. Nous ne sommes pas face à un problème de déficit d’image du technicien de maintenance, le problème, c’est qu’il n’y a pas d’image du tout !»
La plateforme « Energy Makers » abrite tout un ensemble de ressources relatives au métier de technicien de maintenance : des témoignages, des cursus de formation, une géolocalisation des centres de formation… «A terme, une fois diplômé, le jeune pourra y déposer gratuitement son CV», indique Cyril Radici, directeur général du syndicat. La campagne de recrutement cible aussi les moins jeunes. Ainsi, une campagne spécifique «Reconversion» sera également déployée. La campagne durera trois ans, une durée jugée nécessaire pour qu’elle commence à produire ses premiers effets.
Le Synasav évalue à 2500 techniciens de maintenance les besoins de recrutement cette année. Il estime que ce besoin va progresser de 500 techniciens par an. Un sacré défi en perspective…