Toute l'information des acteurs de l'efficacité énergétique
Magazine CFP
Magazine L'installateur

L’activité du bâtiment en recul

07 SEPTEMBRE 2023 - L'INSTALLATEUR

La Capeb annonce de mauvais chiffres au deuxième trimestre 2023. Et attend des arbitrages du gouvernement.

C1

- 0,5 % : l’activité des entreprises artisanales du bâtiment devrait connaître une légère baisse en 2023, a indiqué la Capeb lors d’une conférence de presse ce 7 septembre. Cette baisse de - 0,5 % en glissement annuel est en tout cas actée pour le deuxième trimestre 2023. Sans surprise, c’est le marché du neuf qui se porte le moins bien (- 1,5 %). L’entretien-amélioration stagne en volume par rapport à l’année précédente, les travaux de performance énergétique étant le seul segment en croissance ce trimestre (+ 2 % en volume). Quant aux carnets de commandes, ils représentaient début juillet 79 jours de travail à venir, soit 8 jours de moins qu’au trimestre précédent. Il s’agit toutefois d’un niveau comparable à celui de 2019. Notons enfin que 27 % des entreprises ont indiqué avoir cherché à recruter au premier semestre 2023, avec succès pour la moitié d’entre elles.

Les professionnels sont confrontés à différentes difficultés, rappelle Jean-Christophe Repon, président de la Capeb, notamment le coût de l’énergie et la hausse des matériaux. Celle-ci a atteint + 26 % sur l’ensemble des matériaux en 2022 et s’est encore poursuivie ce début d’année. Le président de la Capeb a aussi réagi à l’éventualité d’une augmentation du taux de TVA de 10 à 20 % pour les travaux de rénovation : «Ce serait complétement contre-productif au niveau économique, ça ne rapportera pas aux finances publiques les 3 ou 4 milliards espérés. Si on augmente la TVA sur une rénovation déjà atone, cela ne donnera pas de l’activité, des rentrées fiscales et de l’emploi.» Il appelle à réaliser au plus vite des Assises du Bâtiment (initialement prévues en juin) et estime urgent que le gouvernement réalise des arbitrages sur de nombreux sujets : simplification des dispositifs RGE, CEE et MaPrimeRénov’, contrôle a posteriori des chantiers, réduction du reste à charge pour les ménages, groupement momentané d’entreprises pour la réalisation de rénovations globales, formation des accompagneurs Rénov’ (toujours pas effective alors que le dispositif doit commencer en 2024)… Sans oublier MaPrimeRénov’ et son budget supplémentaire de 1,6 milliard d’euros en 2024, dont on ne sait pas encore comment il sera affecté. «Il faut vite des signes forts pour ne pas rentrer en récession», conclut-il.

REAGISSEZ A CET ARTICLE (Pour commenter, vous devez vous inscrire)