Mouvement de colère des constructeurs de chaudières bois, tous réunis hier matin à Paris pour protester contre la suppression des aides MaPrimeRénov’ au 1er janvier, et plus largement contre l’acharnement dont la filière biomasse se dit la cible.
Concurrents sur le terrain, mais unis pour défendre la cause du bois-énergie. Plantés dès 8h du matin sur l’esplanade des Invalides, à proximité de l’Assemblée Nationale et des ministères, tous les fabricants actifs sur le marché français ont mené une action de groupe, interpellant les passants à la sortie du métro. Sur les tracts, un seul mot d’ordre : « Touche pas à ma chaudière bois ». Une délégation emmenée par Thomas Perrissin (Ökofen), vice-président du Syndicat Français des Chaudiéristes bois (SFCB), devait être reçue dans la matinée par plusieurs responsables politiques. « Le « bois-énergie bashing », ça suffit !’ ». Très remonté comme ses confrères, Nicolas Willerval (Heizomat), autre porte-parole du SFCB, réclame une plus grande équité avec la pompe à chaleur : « A partir du moment où il y a des aides, elles doivent être les mêmes pour toutes les ENR. Si l’Etat doit faire des économies, alors que ce soit pareil pour toutes les énergies.» Et de poursuivre : « On est sans cesse attaqués, alors qu’on est une énergie renouvelable, locale et accessible. La pompe à chaleur fonctionne bien dans beaucoup d’endroits mais pas partout, il est important de le rappeler. » Le message sera-t-il entendu en plein débat budgétaire, à l'approche d'élections municipales ? « Il n’est pas trop tard, il suffit de revenir sur cet arrêté pris le 8 septembre dernier, pour arrêter cette casse du bois-énergie. »
L'INSTALLATEUR
Nicolas Willerval (Heizomat) Thomas Perrissin (Ökofen)

Hervé Le Horgne (Hargassner), Denis Schultz (KWB), Jean-Pierre Perraud (Domusa Teknik), Olivier Galland (GF Services), Emmanuel Lisze (Ökofen)
