Hansgrohe ouvrira en 2020 un centre de formation dédié à l’encastré. Le chiffre d’affaires de la filiale française est resté stable en 2018.
L’Hôtel 9Confidentiel, un nouvel établissement de luxe situé à Paris, a choisi des produits Axor.
Hansgrohe France a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires (hors production) de 109 millions d’euros, stable par rapport à l’année précédente. Le B to B (grossistes) en représente 70 % et le B to C 30 %. Avec des ventes en B to B en hausse de + 3 %, le fabricant a gagné des parts de marché sur ses deux marques, Hansgrohe et Axor. Mais l’année a été contrastée : après un premier semestre très positif, la tendance s’est dégradée à partir du mois de juin. En B to C, les ventes ont baissé de 5 %, en ligne avec le marché. Par ailleurs, le groupe estime être toujours leader sur la partie hôtellerie haut de gamme. Il affiche dans ce domaine une «belle progression», tirée par la marque Axor. Ainsi, l’Hôtel 9Confidentiel, qui a ouvert en décembre dernier dans le 4ème arrondissement de Paris, a choisi d’équiper ses 29 salles de bains avec les collections Axor Starck et Axor Citterio E - FinishPlus Laiton brossé. Par ailleurs, le fabricant va ouvrir l’an prochain sur son site d’Antony (92) un centre de formation dédié à l’encastré. Il accueillera chaque année entre 300 et 500 installateurs, qui ne devront pas nécessairement faire partie du club Hansgrohe. Différentes sessions seront proposées : douche de tête encastrée, thermostat encastré, etc. «L’encastré est l’avenir du plombier et nous voulons en convaincre les grossistes et les installateurs. Ce centre nous permettra de soutenir les installateurs sur la partie technique», déclare Frédéric Pfeiffer, directeur général de Hansgrohe France.
Autre chantier pour le fabricant : la digitalisation. Le groupe a entrepris de répertorier dans un logiciel l’ensemble des informations concernant ses produits (attestation, dimensions, notices, images, vidéos d’utilisation et de montage…) afin de les transmettre aux grossistes. Ce travail a déjà été accompli pour 4000 références. En se connectant aux sites des grossistes, il sera ainsi possible de commander des produits à distance (notamment pour les achats redondants) et de se renseigner sur les produits. Mais cette digitalisation des grossistes ne sera effective que d’ici cinq à dix ans, estime Frédéric Pfeiffer.