Lors de sa conférence de presse annuelle du 29 mars, le gestionnaire de réseau de distribution de gaz a aussi expliqué comment la France peut gérer la baisse d’arrivée de gaz russe.

Atteindre 20 % de gaz verts en 2030, contre moins de 2 % aujourd’hui : telle est l’ambition de GRDF. Pour y parvenir, le gestionnaire du réseau de distribution demande 4 mesures au gouvernement. Les deux premières seraient d’application immédiate. Il s’agit tout d’abord de permettre aux producteurs de biométhane de produire plus, tout en conservant le même tarif d’achat. Ils pourraient ainsi augmenter leur production de 10 à 15 % avec les installations existantes, ce qui correspond à 0,5 TWh supplémentaire pour l’hiver prochain. Deuxième mesure demandée : pour les contrats signés avant le 23 novembre 2020, il faudrait étendre le délai (actuellement fixé à trois ans) entre la signature des contrats d’achat et la date de mise en service. Certaines installations ont en effet pris du retard à cause de la pandémie et de la crise des matériaux. Par ailleurs, GRDF attend la publication des décrets portant sur les certificats de production de biogaz. Enfin, l’entreprise souhaite un lancement d’appels d’offres pour les installations de plus de 25 GWh/an. Si cet appel d’offres était lancé dès cette année, les installations pourraient être mises en service en 2024. Il s’agit de la mesure la plus conséquente, puisqu’elle porterait sur 8 TWh.
La réduction des consommations d’énergie constitue un autre enjeu majeur. Laurence Poirier-Dietz, directrice générale de GRDF, a évoqué plusieurs mesures allant en ce sens :
Enfin, d’ici l’hiver prochain, un décret de délestage indiquera dans quelles conditions certains clients consommant plus de 5 GWh/an pourraient voir leur fourniture de gaz interrompue durant quelques jours, pendant une semaine très froide.