Pour éviter une baisse d’activité en septembre, un plombier-chauffagiste du Loiret se fait connaître sur les réseaux sociaux grâce à une vidéo animée.

Communiquer avec originalité en temps de crise : c’est ce qu’ont su faire les Ets. A.Ciret, qui exercent une activité de chauffage, plomberie, sanitaire et dépannage sur les secteurs de La Chapelle-la Reine (77) et du Malesherbois (45). Une vidéo animée de 47 secondes (visible ici https://bit.ly/3c1oP86) met en scène des clients expliquant pourquoi ils ont fait appel à cet installateur. «L’agence de création vidéo m’avait déjà contacté il y a un an, mais je n’avais pas donné suite. Là, j’ai pensé que c’était le moment. Tout le monde est devant son écran. Et la sortie de crise me fait peur : je crains que l’on ait pas de travail à la rentrée, que les clients repoussent tous les travaux d’installation», explique Anthony Ciret, fondateur et gérant des Ets. A.Ciret depuis 2005. Normalement, les devis se font de mars à juillet pour la rentrée de septembre. Cette année, au lieu de recevoir 15 à 20 appels par heure, l’entreprise ne reçoit plus que 4 appels par jour. Les rares demandes de devis proviennent bien souvent de Parisiens ayant fui la capitale pour s’établir dans leur maison secondaire pendant le confinement.
La vidéo a été sponsorisée sur Youtube et diffusée sur Linkedin et Facebook. Trois autres vidéos sont prévues. Il s’agira cette fois de vidéos habituelles (sans personnages animés) qui porteront sur les thématiques suivantes : les devis en climatisation, les équipements de chauffage et la salle de bains. L’entreprise a également envoyé un e-mailing à 2800 clients, tous des particuliers. Objectif : leur rappeler qu’elle est toujours présente pour les devis et les dépannages.
Dans l’attente du chômage partiel...
Les Ets. A.Ciret sont à l’arrêt depuis le 17 mars. A l’annonce du confinement, tous les clients ont appelé pour arrêter les travaux en cours. Un seul dépanneur travaille. Pour les 14 autres installateurs, Anthony Ciret n’a pas pu obtenir de chômage partiel : «J’ai contacté la CAPEB, la CCI, la DIRECCTE et l’ASP. On m’a dit hier qu’il fallait attendre quinze jours.» Que pense-t-il du guide de préconisations de l’OPPBTP ? «Il n’est pas adapté aux petites entreprises. J’ai commandé du gel désinfectant et 700 masques, mais je ne sais pas quand je vais les recevoir. Avoir un seul salarié par camion n’est pas évident non plus. Surtout, on ne peut pas travailler car soit on ne reçoit pas la marchandise, soit les clients ne veulent pas qu’on aille chez eux.» Anthony Ciret attend désormais de l’Etat qu’il permette à l’économie de redémarrer...
(1) Agence de services et de paiement