Sur le terrain, les artisans alertent : MaPrimeRénov’ reste un moteur décisif pour leurs clients mais sa mise en œuvre pèse sur l’activité. Une consultation de la CAPEB auprès de ses adhérents révèle la volonté d'une réforme de fond du dispositif, afin de le rendre lisible, stable et compatible avec la réalité des petites entreprises.

79% des entreprises interrogées considèrent MaPrimeRénov’ comme un déclencheur essentiel pour leurs clients, et une grosse part d’entres elles en dépend pour maintenir leur activité. Mais les effets des “évolutions” du dispositif inquiètent :
- 62% constatent une baisse d’activité ;
- 51% pointent une perte de temps ;
- près de la moitié fait face à des problèmes de trésorerie dus au délai de paiement.
« Le dispositif est essentiel, mais il est devenu trop lourd à mobiliser pour les entreprises » ajoute Jean-Christophe Repon, le président de la CAPEB.
RGE et VAE
La qualification RGE constitue un second verrou. Parmi les entreprises qui ne mobilisent pas l’aide, 89% citent la charge administrative et 70% le coût des audits. Beaucoup renoncent ou sortent du dispositif. La CAPEB défend une approche plus pragmatique, notamment via la validation des acquis d'expériences (VAE), afin de reconnaître l’expertise des entreprises vertueuses et d’élargir le vivier de professionnels qualifiés.
Rendez-vous le 17 décembre, mobilisation nationale !
La CAPEB entend porter ces demandes lors de la mobilisation nationale du 17 décembre, l’organisation ira à la rencontre des préfets à travers la France. « L’objectif : simplifier l’accès, permettre l’accès au marché et sécuriser les financements » conclut Jean-Christophe Repon, président de la CAPEB. Pour les entreprises interrogées, l’enjeu est clair : l’aide doit rester au cœur de la rénovation énergétique… mais à condition d’être utilisable.