La consultation publique sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) a pris fin il y a quelques jours et de nombreux avis convergent sur la nécessité d’amender le texte. L’association pour la mixité énergétique Coénove pousse la mise en avant dans la PPE de la pompe à chaleur hybride.

« Le projet de PPE doit faire de l'efficacité énergétique LA priorité »
L'association Coénove tient à rappeler que la priorité est et doit rester la baisse des consommations de toutes les énergies, passant par l'efficacité énergétique au travers de la mise en œuvre concrète d'un plan massif de rénovation énergétique des logements. « Ce n'est pas parce que l'énergie et notamment l'électricité est majoritairement décarbonée en France que cela doit ouvrir un droit à surconsommer », affirme Bernard Aulagne, président de l'association. Malgré le rehaussement de l'enveloppe affectée au biométhane, la filière des gaz renouvelables reste sous forte contrainte, tant en ce qui concerne le prix cible que sur les volumes mentionnés. Le signal adressé n'est pas le bon et risque de faire passer la France à côté de la trajectoire pourtant réaffirmée dans la Loi Energie Climat d'au moins 10 % de gaz vert injecté d'ici 2030. « En toute logique les soutiens à la décarbonation des énergies devraient aller prioritairement vers les filières plutôt carbonées et non l'inverse », explique le président de Coénove.
Les propositions de Coénove :
Le projet de PPE doit s'appuyer sur les meilleures technologies disponibles
Concernant les équipements, la PPE doit être la plus exhaustive possible dans son approche pour tirer ainsi le meilleur parti des technologies disponibles. « Il est ainsi regrettable que la Pompe à chaleur hybride ne soit même pas mentionnée alors même qu'elle constitue une technologie robuste et d'ores et déjà disponible en 2020. De même, si l'hydrogène est abordé à plus longue échéance au travers du Power-to-gas, il est regrettable qu'il ne soit pas plus mis en avant l'intérêt et le potentiel d'injection en mélange dans le réseau de gaz existant », déplore Bernard Aulagne.
Les propositions de Coénove :