Le sujet des éco-délinquants a fait réagir l’assistance des Etats généraux de la chaleur solaire, mardi 20 juin.

C’est un véhément coup de gueule contre les fraudeurs qu’a poussé Gaël Parrens, vice-président de l’association Qualit’EnR, lors des Etats généraux de la chaleur solaire, qui se sont tenus à Strasbourg le mardi 20 juin. «Il est plus facile de faire un casse à l’Anah que de faire un casse à la banque. On est sur de l’industrialisation de la fraude. Ce sont des millions qui partent ainsi. C’est du vol !», s’insurge-t-il. «Le risque de fraude est plus important sur le solaire thermique que sur d’autres filières car, dans un système solaire thermique, les capteurs solaires peuvent être couplés à n’importe quoi et n’importe comment. Et après, il y a toutes les fraudes sur les factures, les vols de nom de marques ou de qualification RGE… Ce sont les ménages les plus modestes qui obtiennent un maximum de primes et ce sont donc ces cibles-là que les margoulins visent surtout. Nous avons fait des propositions pour enrayer les fraudes et pour vraiment rester sur un marché de qualité. Si les faux systèmes solaires se développent, il y aura des contre-références et une perte de confiance. Il faut aller vers toujours plus de qualité de contrôle», déclare pour sa part Valérie Laplagne, responsable EnR au sein du syndicat Uniclima.
Du côté des pouvoirs publics, on se dit conscient du problème : «Les gens ne fraudent pas seulement à l’ Anah et l’Anah seule ne peut pas forcément agir. L’enjeu est de travailler en commun avec les autres services de l’Etat, la DGCCRF, Tracfin, etc.», explique Mathilde Pierre, du ministère de la Transition énergétique.