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Bâtiment : la FFB mise sur un redémarrage progressif en 2026

17 MARS 2026 - JOURNAL L'INSTALLATEUR

Lors d’une conférence de presse organisée ce 17 mars, Olivier Salleron, président de la Fédération française du bâtiment (FFB), a dressé un état des lieux du secteur. Après plusieurs années de repli, les premiers signaux d’amélioration apparaissent. Une reprise progressive se dessine pour 2026, mais son ancrage dépendra de la stabilité des dispositifs et de leur traduction rapide en chantiers.

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Le secteur du bâtiment amorce un timide redressement après une période particulièrement compliquée. Pour la FFB, le cap reste inchangé : retrouver un rythme de production d’environ 400 000 logements par an, seuil jugé nécessaire pour répondre aux besoins structurels. Aujourd’hui, l’activité reste nettement en dessous, autour de 260 000 logements, signe de l’ampleur du recule enregistré ces dernières années.

Des indicateurs qui annoncent un rebond

Pour 2026, la FFB anticipe une amélioration progressive. La production pourrait atteindre 308 000 logements, soit une hausse de 11,2 %, portée à la fois par le logement individuel et collectif. Un niveau encore insuffisant, mais qui marque un premier retournement après plusieurs exercices en baisse. 

Les mises en chantier repartent nettement à la hausse, avec une progression de 24,5 % sur les trois derniers mois. Dans le même temps, les autorisations augmentent de 10,1 %. Dans le détail, la reprise est plus marquée dans le logement individuel (+29,9 % de mises en chantier) que dans le collectif (+22,1 %), tandis que les autorisations progressent de 16,8 % dans l’individuel et de 5,9 % dans le collectif.

L’entretien-amélioration sous pression

Longtemps moteur du secteur, l’entretien-amélioration montre toujours des signes d'essoufflement. L'activité est orientée à la baisse depuis plusieurs trimestres, en particulier sur la rénovation énergétique. Malgré des objectifs ambitieux, la montée en charge reste progressive, freinée notamment par un manque de lisibilité des dispositifs.

Pour les artisans, cette instabilité se traduit concrètement par des difficultés à se projeter. Les changements fréquents des aides, des règles d’accès ou des dispositifs compliquent la planification des chantiers et la relation avec les clients. La question de la stabilité apparaît comme un enjeu central pour transformer les intentions en travaux effectifs. 

Des mesures saluées, mais un besoin de stabilité

Dans ce contexte, la FFB salue plusieurs mesures de la loi de finances, notamment le maintien du prêt à taux zéro et la remise en place d’un soutien à l’investissement locatif. Des leviers jugés indispensables pour relancer la machine, à condition qu’ils s’inscrivent dans la durée. 

Autre sujet de préoccupation : la responsabilité élargie du producteur (REP). La fédération appelle à une simplification rapide du dispositif, avec davantage de lisibilité sur les contributions et une organisation plus adaptée aux réalités des chantiers. Un enjeu très concret pour les artisans, confrontés au quotidien à la gestion des déchets. 

2026, une année charnière pour le secteur

Les signaux de redémarrage existent, mais leur transformation en activité réelle dépendra de la capacité à stabiliser l’environnement réglementaire et à relancer rapidement les opérations. Pour les entreprises du bâtiment, et en particulier les artisans, l’enjeu reste le même : retrouver un flux de chantier régulier et durable.

 

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