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Artisanat du bâtiment : la fin d’un cycle de croissance ?

24 JANVIER 2019

En hausse de 2,5 % en volume en 2018, l’activité de l’artisanat du bâtiment ralentit en fin d’année, indique la CAPEB.

Artisanat du bâtiment : la fin d’un cycle de croissance ?

L’activité de l’artisanat du bâtiment devrait croître d’environ 0,5 % en 2019, estime la CAPEB. Après un premier semestre comparable à 2018, le second semestre 2019 devrait subir un ralentissement plus prononcé en raison de l’activité de la construction neuve. En effet, à novembre 2018, 473 000 logements (en données brutes cumulées sur douze mois) ont été autorisés à la construction et 415 500 logements ont été mis en chantier, soit une baisse respective de – 0,6 % et – 5,2 % par rapport au cumul des douze mois précédents. Les logements individuels purs et les logements en résidence sont particulièrement en recul.

Concernant 2018, l’activité de l’artisanat du bâtiment enregistre une hausse de 2,5 % en volume, comme en 2017. Cependant, on constate un ralentissement en fin d’année, la croissance passant de 2,5 % au 1er trimestre à 2 % au 4e trimestre, avec un pic de 3,5 % au 2e trimestre. Dans le détail, l’entretien-amélioration connaît comme en 2017 une croissance de 1 %. En revanche, pour les travaux de performance énergétique des logements, la hausse passe de 2,5 % en 2017 à 1,5 % en 2018. «Ces travaux ont été plombés au second semestre par le recentrage du CITE et l’exclusion des portes, fenêtres, volets et chaudières fioul. Nous sommes satisfaits d’avoir maintenu les fenêtres après un long combat», déclare Patrick Liébus, président de la CAPEB. 
Notons aussi que l’ensemble des métiers voient leur activité ralentir (sauf l’électricité), même si elle continue de croître : entre + 1,5 et + 2,5 % par rapport au même trimestre de l’année précédente. Ce sont les métiers de la maçonnerie, de la couverture-plomberie-chauffage et de l’électricité qui bénéficient de la meilleure croissance (+ 2,5 %). Quant aux carnets de commande, ils ne représentent plus que 76 jours de travail au 4ème trimestre 2018, soit 11 jours de moins qu’un an auparavant. 

Enfin, la CAPEB estime à 0,5 % le manque à gagner généré par le mouvement des gilets jaunes, du fait des problèmes d’approvisionnement sur les chantiers, de la difficulté qu’ont les salariés à se rendre sur les chantiers, et de la hausse des devis non retournés.


Voir la vidéo de Patrick Liébus

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