Depuis le 1er octobre 2024, la vitesse sur le périphérique parisien est passée de 70 à 50 km/h. Une mesure qui impacte directement la moitié des entreprises artisanales du Bâtiment en Île-de-France, allongeant leurs temps de trajet et compliquant l’organisation des chantiers.

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La décision de réduire la vitesse sur le périphérique parisien à 50 km/h, prise dans un souci de sécurité et de réduction des émissions polluantes, pose de sérieux problèmes aux entreprises artisanales du Bâtiment. Selon une enquête menée par la Capeb Île-de-France, 50 % des entreprises voient leur temps de trajet quotidien augmenter, majoritairement de 30 minutes à une heure. Cette mesure, qui devait fluidifier le trafic, conjuguée aux difficultés de stationnement dans la capitale, semble surtout compliquer la vie des artisans.
Les conséquences sont multiples : 44 % des entreprises ont dû modifier leurs itinéraires, tandis que 33 % déclarent avoir ajusté les horaires de travail de leurs équipes. D’un point de vue économique, 38 % des entreprises interrogées estiment que cette mesure a un impact direct sur leur chiffre d’affaires. Car 83 % des entreprises envisagent de limiter les chantiers parisiens tandis que et près de 40 % vont même jusqu’à refuser des chantiers en raison des difficultés logistiques engendrées par cette limitation de vitesse. Et tout porte à croire que les choses ne vont pas s’arranger de sitôt. La ville de Paris vient en effet d’annoncer l’instauration à compter du 1er mars d’une voie réservée aux taxis, transports en commun, véhicules de secours ainsi qu’au covoiturage.